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De Rosa,Rosae…à la Roseraie.

La Roseraie a pour origine un ancien prieuré qui servait de presbytère et d’école de latin au début du 19ème siècle. En 1815, l’évêché du Lot y implanta son petit séminaire et les locaux furent agrandis sur l’emplacement de l’ancien fortin qui couronnait la colline. Ce petit séminaire qui faisait aussi fonction de collège d’enseignement secondaire eut l’honneur de compter, parmi ses deux cents élèves, le jeune Léon Gambetta et St Pierre Bonhomme. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat mit un terme aux activités du petit séminaire. Celui-ci ferma ses portes en 1907 et le domaine échut au Département.

Après huit ans d’abandon l’établissement passa sous le contrôle de l’armée en 1914. Il servit d’abord de camp de prisonniers, puis il prit une orientation hospitalière en devenant une station sanitaire sanatoriale pour soldats atteints de tuberculose. A la fin de la guerre l’hôpital passa sous l’égide de la Croix Rouge jusqu’en 1926.

En 1927, après divers aménagements et agrandissements (création notamment de l’aile Nord-Ouest) l’établissement devint un sanatorium public. Le Département n’ayant pas jugé utile de reprendre le domaine à son compte, l’Etat en confia la gestion à la Fédération des Sociétés Postales Mutualistes. Le sanatorium connut des débuts difficiles et il ne prit vraiment son régime de croisière qu’en 1934. Par la suite, au début des années 40, sa capacité fut portée à 260 lits.

A la Libération, l’activité de l’établissement se poursuivit dans les mêmes conditions sous le contrôle du Ministère des PTT et, après le règlement définitif de la fusion des Sociétés Mutualistes, la gestion du sanatorium fut confiée à la Mutuelle Générale des PTT. C’est cette dernière qui, eu égard à ses jardins, parc et patio fleuris, lui donna le nom de « La Roseraie ».

L’activité sanatoriale y fut poursuivie pendant quatorze ans et au cours de cette période la Roseraie connut de nombreux aménagements (suppression des dortoirs, création d’une section cure, bibliothèque, salle des fêtes, etc...). En 1968, la tuberculose ayant été heureusement terrassée, une réorientation s’imposa. Après diverses études, dans les années 70, une orientation rééducation fonctionnelle prit corps.

En 1984, l’hôpital fut doté des structures suivantes : 100 lits maladie à évolution prolongée (MEP), 40 lits rééducation fonctionnelle, 20 lits pneumologie, auxquelles il faut ajouter 20 lits de maison de retraite. C’est au cours de cette période que la Roseraie changea, aussi, de tuteur administratif et politique. L’Etablissement étant ouvert à tout public un support mutualiste plus large fut recherché et, c’est ainsi que naquit l’Union Mutualiste la Roseraie qui a regroupé cinq mutuelles de la Fonction publique dans un 1er temps et qui depuis le 1 er janvier 2010 est composée de la Mutuelle de la Police, la Mutuelle Nationale de l’Aviation Marine, la Mutuelle du Ministère de la Justice, la Mutualité Française du Lot et la Mutualité Française de la Corrèze


Pierre BRAYAC, Ancien administrateur de la Roseraie



Aujourd’hui, le CRF la Roseraie est un établissement privé participant au service public comprenant 130 lits de Soins de Suite et de Réadaptation. Une maison de retraite de 21 lits (dont un lit d’hébergement temporaire) doit prochainement être agrandie (construction d’un nouveau bâtiment) pour atteindre une capacité de 65 lits.